Ordre du jour
- Réforme de la formation initiale des enseignants (RFIE)
- Stage de 2nde et possibilité d’offre de places en internat
- Point sur la mise en place des PAS
- « Collège en progrès »
- Téléphones portable en pause (retex)
- Questions diverses
Suite à la déclaration liminaire d’ID, Monsieur le Recteur reconnait des injonctions contradictoires sur la voie pro jugée voie d’excellence et le constat effectué par le Ministère sur la sous-performance de l’académie de Grenoble en termes de poursuites d’études en 2GT puis dans le Supérieur. Il propose d’inscrire ce vaste sujet à l’ODJ d’un prochain Blanchet.
Monsieur le Recteur remercie les perdir pour l’exercice d’équilibriste réalisé par les uns et les autres dans la remontée des TRM. Chacun a partagé l’effort d’autant que les OS enseignantes, les OS des perdir et les services du rectorat et des DSDEN se retrouvaient en tension. Au 27/02, 20 EPLE sur 420 n’avaient pas bouclé leur TRM et étaient accompagnés.
Ordre du jour
- Réforme de la formation initiale des enseignants (RFIE)
Il ne faut pas que cette réforme soit un coup d’épée dans l’eau. Le Recteur y travaille en étroite collaboration avec les directeurs des universités + INSPE. Il faudra faire mieux qu’aujourd’hui pour attirer des candidats en décentralisant les lieux de formation. On fera aussi bien à la rentrée 2026 et mieux en 2027, notamment dans le Nord-Isère. Il s’agit de privilégier une offre de proximité géographique pour lever ce frein aux candidatures (Licence LPE).
De même, la didactique doit être profondément modifiée : médiation langagière, pédagogie explicite doivent être au cœur de la formation (pédagogies efficaces et équitables) et pour cela, il conviendra de renouveler le vivier de formateurs afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui traversent les réformes sans pour autant actualiser leurs compétences. Une rotation de ces formateurs est envisagée (tous les 3-4 ans) et le repérage se fera par appel à manifestation d’intérêt, candidature et avis du CE du candidat, et non plus par cooptation des corps d’inspection.
Pour le Master, il s’agira de mutualiser certaines formations à faible effectif, pourquoi pas avec une dose d’enseignement à distance et à l’échelle de la région académique.
Didier Martin (DAP) reprécise le statut d’élèves fonctionnaires en M1 après l’obtention du concours : 12 semaines de pratique accompagnée dont 8 en collège et 4 en lycée (ou vice-versa pour les SES et SI). Rien pour le moment en LP.
Les EPLE seront les lieux de professionnalisation. Ce seront aux CE d’identifier des équipes volontaires pour l’accueil des nouveaux professeurs (ne pas se focaliser sur la discipline de l’élève fonctionnaire mais avoir une vue plus globale).
Les CE vont participer à un GT sur les enjeux de la formation, les procédures d’identification des tuteurs et les modalités de validation du M1. Les OS ont été contactées dans ce sens et le GT se tiendra le 20/03.
Les tuteurs en établissement seront formés et professionnalisés par l’EAFC avec des possibilités d’évolution de carrière (Master PIF ??).
Les professeurs stagiaires de M2 exerceront 9h ou 18h en fonction de l’antériorité.
- Stage 2nde et places en internat
Un recensement des places libérées à l’internat du 15 au 26/06 est en cours.
ID Grenoble et le SNPDEN sont contre pour de nombreuses raisons :
- Convention entre établissements d’accueil et d’origine ( ça en fait beaucoup si élèves de différents lycées d’origine)+ Région réglementaire et donc passage en CA ; il faudrait que nous sachions qui sollicite une place en internat pour le CA du compte financier. Trop tard donc. La DGESCO est interrogée pour voir si une convention vierge suffirait plutôt
- Les AED et les agents territoriaux seraient mobilisés pour des élèves qui ne sont pas les nôtres (nettoyage internat, cantine le soir, surveillance) alors même que nous redéployons les personnels à d’autres tâches à ce moment de l’année
- Quid de l’accueil d’élèves que nous en connaissons pas ?
- Les familles de ces jeunes sont-elles prêtes à payer les internats : il est douteux de faire payer pour un stage obligatoire
Le Recteur souhaite cependant donner la chance à cette proposition afin de permettre à certains élèves éloignés des grands centres urbains de bénéficier de stages de qualité (accueil collectif chez ST, Schneider et autres…). Il réitère la vocation de ce stage : préparation à l’orientation et non reconquête du mois de juin.
ID Grenoble considère que faute de temps de préparation et d’exploitation, il ne s’agit que d’un pis-aller pour tenir les jeunes occupés et répondre aux demandes des familles de tenir les élèves occupés.
- PAS : intervention du CT AESH, M. Sauger
Les PAS ont été annoncés en avril 2023. 4 puis 8 départements préfigurateurs se sont lancés. En 2025, 25 PAS dans l’académie, en 2026, +54 et en 2027, 145 PAS seront opérationnels mettant fin aux PIAL. Au total, 2500 PAS en France (moins que prévu).
3 équipes :
La première est constituée de :
Un enseignant coordonnateur (pour le moment, ce sont des PE, donc quotité de 24h et c’est souhaitable pour ID Grenoble !!!)
- Un éducateur spécialisé
- Un AESH référent
La deuxième est une équipe élargie aux praticiens (ergo, psychomotricien…) et financée par l’ARS
La troisième correspond aux AESH. Leur service est organisé par l’enseignant coordonnateur avec modulation tout au long de l’année si nécessaire.
Comment cela fonctionne ?
Le PAS est prioritairement sollicité par la famille ou par les écoles / EPLE.
Le coordonnateur rencontre la famille
Il contacte l’école
Il remplit une fiche sur le LPI (qui fonctionnerait mieux qu’à ses débuts) : action de 1er niveau
Mise en œuvre des aménagements et réévaluation périodique (à déterminer pour la fréquence)
Il n’y a pas d’intervention directe du coordonnateur sur l’élève. En revanche, l’éduc spé, si.
Que proposer dans le cadre du PAS ?
- Aménagements pédagogiques
- Matériel pédagogique adapté (ordi, matériel de base) sur financement par l’EN, avec ou sans notification CDAPH.
- Accompagnement humain
- Personnel médico-social (financement ARS)
Point actuel :
- 473 sollicitations des PAS soit 19/PAS au niveau académique
- 82% par les écoles / EPLE
- Seuls 28% des élèves concernés ont une reconnaissance de handicap par la CDAPH.
- 30% des réponses sont d’ordre pédagogique
- 14% concernent du matériel pédagogique adapté de base
- Intervention médico-sociale très marginale, sans doute faute de praticiens rattachés aux établissements médico-sociaux.
Le CT ASH souhaite que la proportion des sollicitations s’inverse et que les familles s’en emparent davantage. Lié à un souci de communication sur cette nouveauté.
ID Grenoble s’y oppose fermement et estime que c’est la porte ouverte vers une sorte de guichet unique de la difficulté scolaire, sans la moindre évaluation officielle de la nature du handicap (comme en équipe pluridisciplinaire au sein de la CDAPH). Ceux qui auront les codes sauront interpeller, exiger et in fine obtenir. Au final, ce sera le même goulet d’étranglement que pour la MDPH.
ID Grenoble émet aussi beaucoup de réserves sur ces PAS, plus aisés à saisir que remplir les dossiers MDPH par trop abscons et requérant une « agrégation administrative ».
Les OS s’interrogent sur le rôle des chefs d’établissement dans cette affaire.
Chaque CE s’occupe des ouailles (ouf !). Cependant, le CE qyui accueille physiquement le PAS est chargé (avec l’IEN) de ventiler les moyens.
- Collège en progrès
Le recteur fait un historique. Les CE des 44 collèges ont assisté à des séances de lancement en visio avec la DGESCO. Tout cela s’est avéré infantilisant. Le Recteur a demandé au ministre de « foutre la paix » aux CE et de les laisser à la manœuvre avec leurs référents.
Le principe est que le CE fasse appel à son inspecteur référent qui est chargé de mobiliser les ressources, capacités et compétences académiques (il a ses entrées !). Le CE est celui qui détermine les besoins pour son établissement.
ID Grenoble salue la position du Recteur mais pense que faute d’équipes stables et ouvertes, le risque est grand d’un épuisement. A voir.
Le recteur invite les chefs d’établissement à contacter leur DASEN si une situation de blocage, de manque de réactivité apparait.
Un point régulier sera fait avec le recteur qui vérifiera que des réponses ont pu être apportées aux chefs d’établissement.
- Téléphone portable en pause
Le recteur parle du collège d’une part, puis du lycée. Il refuse que les chefs d’établissement aient à se débrouiller seuls avec les collectivités pour négocier des moyens. Il a pris son bâton de pèlerin avec tous les présidents des collectivités qui semblent partants : 50.000 pochettes commandées dans le 74, déploiement à la rentrée dans le 73 après expérimentation en cours dans certains collèges, idem dans le 38 ; le 26 a changé de président de département suite au départ de l’actuel au Sénat.
M. AUMAGE, DASEN 07, évoque l’expérience ardéchoise avec des retours positifs suite à enquêtes auprès des parents, élèves et personnels.
Le recteur sait que l’école ne pourra pas tout faire ; il faut un triptyque : interdiction, éducation (EMI) et substitution (des élèves n’ont que leur smartphone comme horizon ; il conviendrait de développer les ciné-clubs).
Pour les lycées, le recteur souhaite que l’expérimentation concerne certains territoires avant généralisation plutôt qu’un patchwork d’initiatives locales. Deux départements sont visés mais il semble que des proviseurs d’autres départements aient été sollicités. A voir.
- Questions diverses
- Les crédits du Pass culture ont été notifiés et fonctionnent en année civile avec attribution pour 8/12ème jusqu’en juin. En mai, confirmation des 4/12ème restants. Il faudra tout consommer d’ici à la fin de l’année civile 2026 acr pas de report. Le recteur prend acte d’une notification différenciée selon les académies (6.30€ par élève à Grenoble, 8€ ailleurs) ; il interrogera la centrale. Le recteur invite les CE à rationaliser l’utilisation des crédits par ciblage plutôt que par cation concernant une cohorte complète au vu de la baisse drastique des moyens. Il ne pense pas que le Pass Culture sera à l’avenir supprimé.
- Pacte : aucune nouvelle. La SG communiquera avec les établissements quand elle en aura.
- CDIsation des AED (un vrai problème) : les OS constatent que la CDIsation va aboutir à des équipes majoritairement CDIsées avec les problèmes de remplacement afférents. La SG confirme que les moyens sont déjà très sollicités et que pour cette année, elle disposait de 18 ETP pour l’année ; il n’en reste que 7 ! Les AED en CDI ne sont remplacés qu’après 1 mois de carence…
Il faut recourir aux brigades de tranquillité si nécessaire (internats et éducation prioritaire).
ID Grenoble précise que dans la fonction publique territoriale, les agents sont titulaires de leur grade mais pas de leur poste. Le recteur peut CDiser et nommer les AED dans un autre établissement afin de répartir la proportion de CDI dans les équipes de manière équitable. Tout AED qui le refuserait serait considéré comme démissionnaire (c’est le texte).
ID Grenoble reconnait que les réalités du recrutement sont bien différentes selon les territoires et l’isolement géographique, affirme que certains AED sont des piliers stabilisateurs d’équipes mais souhaite toutefois laisser une part de CDD suffisante pour offrir des perspectives aux étudiants ou à d’autres candidats.
La SG transmettra aux OS le compte rendu du GT sur les AED pour plus de transparence. Cette question amènera la création d’un mouvement pour les AED en CDI à l’avenir. Actuellement, 20% des AED sont en CDI.
- Financement des manuels pour les nouveaux programmes en collège
640.000€ ont été provisionnés pour 2 disciplines (BOP initial). La DIVET va regarder de près les reliquats de crédits dans les collèges. Pour les lycées, les manuels sont à la charge des familles même si la Région a souhaité se substituer à elles.
- Modalités de calcul des avantages en nature (logements)
Avec la levée du bouclier tarifaire énergétique par la Région, il va y avoir une inflation. Ceci est du ressort des collectivités…
La séance est levée à 18h
Arnaud MAREY
