Monsieur le Recteur, Madame Messieurs les DASEN, Mme la secrétaire générale mesdames et messieurs inspecteurs, chefs de division, membres du cabinet, chers collègues chefs d’établissements.
Avant de vous souhaiter la bienvenue en Franche-Comté, d’abord un remerciement au nom de ID-FO M. le Recteur pour le geste en direction de notre collègue Fabrice DROUIN aujourd’hui ; je remercie également M. le directeur de cabinet pour le message envoyé aux collègues lors de ce tragique événement. Les nombreux collègues présents aux obsèques de M. DROUIN au cœur de l’été ont montré la force d’une communauté qui dépasse le cercle des personnels de direction. Vous en serez témoin au quotidien M. le Recteur dans une académie certes petite mais forte de personnels engagés et de services académiques mobilisés, sur lesquels les personnels de direction peuvent compter ; nous tenons à les remercier chaque année en ce moment solennel.
L’académie de Besançon, c’est une famille en quelque sorte, nombreuse mais unie pour un service public fort.
Une famille, ça se tend aussi parfois ; certes, bien des sujets descendent du ministère et les lettres de rentrée s’empilent sur le bureau des personnels de direction avec le caractère cumulatif des injonctions : 2 exemples rapides si vous le permettez ; le téléphone portable en lycée qui certes est un enjeu de société majeur chez nos jeunes mais comment faire dans des établissements au public parfois majeur, en BTS, en prépa, alors que les instances n’ont pas modifié les RI. Il y a de quoi fâcher une communauté éducative.
Second exemple, le BO du 2 juillet qui instaure une commémoration d’hommage pour tous les morts de la France dans les 4j qui encadrent le 11 novembre. Sur le fond, nul ne saurait contester l’importance mémorielle ; mais sur le terrain, le travail de pilotage sera fort, et cet événement doit être porteur de sens et pas seulement d’un encart dans la presse locale qui valorise tel ou tel EPLE.
L’école ne peut pas tout et les personnels de direction ne peuvent pas tout. A trop en faire, la qualité du service rendu se dégrade et à défaut de bien faire les essentiels, nous risquons de mal faire tout. Et chaque lettre de rentrée apporte son lot de nouveautés sans supprimer des points des années précédentes. Reste à s’entendre sur les essentiels et si nous en faisions la liste ici, ensemble, il faudrait sans doute ajouter un tableau supplémentaire.
Dans la circulaire de rentrée Monsieur le Ministre énonce dans ses priorités : « notre institution ne peut prétendre prendre soin des élèves si elle ne prend pas soin de ses personnels. »
Nous ne pouvons que souscrire à cette affirmation.
Alors bienvenue M. le Recteur en Franche-Comté, où enfin vous découvrirez une gastronomie de haut-vol, des vins de caractère et quasi-indestructibles et aux paysages qui laissent sans voix ; un peu comme les personnels de direction finalement, sauf sur l’indestructibilité. Je terminerai par un trait poétique issu d’un bisontin.
« L’école est sanctuaire autant que la chapelle.
L’alphabet que l’enfant avec son doigt épelle
Contient sous chaque lettre une vertu ; le coeur
S’éclaire doucement à cette humble lueur.
Donc au petit enfant donnez le petit livre.
Marchez, la lampe en main, pour qu’il puisse vous suivre. »
Victor Hugo
Les perdir ne lâcheront pas la lampe M. le Recteur, mais assurez-vous qu’ils ne fatiguent pas.
Merci de votre attention et belle rentrée à tous
